In memoriam Louise Bourgeois

Je n’avais pas vu la rétrospective consacrée à Louise Bourgeois au musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1995, mais je n’avais pas manqué celle du Centre Pompidou en 2008, d’autant moins que l’ensemble de l’œuvre, dans toute sa diversité, et depuis son origine, y était exposée. Comme j’avais particulièrement apprécié la place qui lui avait été accordée dans Fémininmasculin, le sexe de l’Art, cette fameuse exposition de 1995 au Centre Pompidou où fut enfin ! dévoilée au grand public la toile de Courbet L’Origine du monde.

Mais la plus forte impression que j’ai de cette œuvre puissante restera liée à l’installation en 1998, sous la vaste halle du Capc à Bordeaux, des plus grandes araignées qu’elle ait produites : dans la pénombre inquiétante du musée et sous le regard terrible des “mamans“, le visiteur était guidé tel l’enfant perdu au milieu d’une forêt teutonique, par les lumières sourdes qui émanaient des cells, ces intrigantes chambres-cellules qui renvoient elles aussi à la question de l’enfance, de ses peurs et de ses jouissances.

Et puis, cette araignée-maman en sentinelle devant le Guggenheim tout juste inauguré à Bilbao en 2004…

Une araignée de Louise Bourgeois devant le musée Guggenheim à Bilbao © Thierry Girard 2004.


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